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Vols et dégradations dans les cimetières : quand les morts ne reposent plus en paix...
Les vols et dégradations se multiplient dans et aux abords des cimetières. Et à l’approche de la Toussaint, les gendarmes invitent à redoubler de vigilance.   Nos cimetières ne font plus partie de ces lieux sanctuarisés et deviennent eux aussi le terrain de jeu favori de malfrats bien organisés. Disparition de chrysanthèmes ou de compositions en pot, dégradations de sépultures, vols de pots en cuivre ou en étain, de plaques funéraires… Le geste est inqualifiable et il montre, de la part des auteurs de ces actes, un profond manque d’humanité. Si ce phénomène n’est pas nouveau, il tend ces dernières années à se développer.   Le business lucratif du vol dans les cimetières   Nos cimetières ne font plus partie de ces lieux sanctuarisés et deviennent eux aussi le terrain de jeu favori de malfrats bien organisés. On est en effet loin des voleurs à la petite semaine. Le business à faire dans les cimetières est tel, que ce sont désormais des réseaux bien organisés qui agissent. Aux fleurs coupées, ces derniers préfèrent les fleurs en pot ou les compositions, plus faciles à revendre. Mais pas seulement. Les plaques, les crucifix et autres ornements, notamment en métaux (bronze, étain) ou encore les marbres gravés à la feuille d’or sont évidemment privilégiés par les auteurs de ces actes. Les objets sont ensuite pour la plupart fondus ou écoulés sur les étals des brocantes et foires à tout. Un business d’autant plus lucratif qu’il est difficile à enrayer. Si les familles, victimes de ces vols ou dégradations, n’hésitent pas à interpeller leur mairie, rares sont celles qui vont jusqu’à déposer plainte à la gendarmerie.   Un manque total de respect   Le phénomène est pourtant assez important pour être pris très au sérieux par les gendarmes. Peu de communes sont en effet épargnées, y compris dans nos zones rurales. Il y a d’ailleurs très régulièrement des exemples de vols perpétrés dans les cimetières du Vimeu ou de la Vallée de la Bresle, comme ce fut le cas, il y a quelques mois à Guerville. Jeanne 81 ans, qui venait de passer un week-end chez sa fille, avait constaté à son retour que des fleurs avaient été dérobées sur la sépulture de son époux et de sa fille, décédée alors qu’elle n’avait que 16 ans. Et comme pour beaucoup, ce n’est pas tant le coût des fleurs ou des dégradations qui déstabilisent les familles, mais bien l’acte en lui-même, emprunt d’un manque total de respect et d’humanité. (...) Nicolas GUEROULT (Article paru dans L'informateur le 29/10/2013)